Auguste BARTHOLDI (Colmar 1834 - Paris 1904). Sculpteur fran - Lot 16

Lot n° 16
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Auguste BARTHOLDI (Colmar 1834 - Paris 1904). Sculpteur fran - Lot 16
Auguste BARTHOLDI (Colmar 1834 - Paris 1904). Sculpteur français de tradition académique. Il devait se voir confier la construction de la Statue de la Liberté et celle du Lion de Belfort. Du projet au début de la construction de la Statue de la Liberté Le 21 avril 1865 Edouard de LABOULAYE, professeur de droit au Collège de France, ardent promoteur du système politique américain suggéra, lors d’une réception donnée dans sa demeure provinciale près de Metz, que la France offrit à la jeune nation américaine une statue monumentale, qui symboliserait La Liberté éclairant le Monde, scellant ainsi l’amitié entre les deux pays, et dont le projet devait être confié à Auguste BARTHOLDI, jeune architecte de 31 ans. . La construction de la statue ne put cependant débuter à Paris, qu’en 1875 Des difficultés politiques et de financement, la défaite de 1870, suivie des troubles de la Commune, retardèrent de près de dix ans le début de sa construction. Alors que la statue était prévue pour être inaugurée le 4 juillet 1876, au moment des commémorations du centenaire de l’indépendance des Etats-Unis, sa construction venait à peine de débuter. Entre-temps Bartholdi qui s’était rendu à New York avait repéré une petite île du nom de Belloe’s Island, idéalement placée devant Manhattan, qu’il choisit pour faire ériger la statue et qui deviendra Liberty Island. C’est dans l’enceinte de la fonderie Gaget-Gauthier & Cie, située 25 rue de Chazelles dans le 17e arrondissement que la statue monumentale allait être construite, et où on la vit graduellement s’élever au-dessus de l’horizon de la plaine Monceau. Et la torche qu’allait brandir cette colossale dame de fer fut conçue par le célèbre architecte Eugène Viollet-le-Duc. Des financements sollicités en France et aux Etats-Unis Pour susciter des dons américains la main de la statue fut présentée à l’Exposition Universelle de Philadelphie en 1876, et la tête à celle de Paris en 1878, où elle fut exposée au Champ de Mars et sur laquelle les visiteurs pouvaient monter en achetant un billet. L’arrivée de Gustave EIFFEL Eugène Viollet-le-Duc étant mort en 1879, Gustave EIFFEL fut pressenti pour achever la construction de la statue, qui décida d’introduire une armature métallique à l’intérieur de la structure pour la renforcer, et de faire reposer la statue sur un important socle métallique construit sur l îlot, ce qui mettait la torche à plus de 93 mètre du sol. Le démontage et l’expédition à New York Finalement achevée en 1883 la statue fut démontée et expédiée par bateau aux Etats-Unis, toutes les pièces ayant été étiquetées et placées dans des caisses numérotées, ce qui devait permettre sa reconstruction sur le socle qui l’attendait. Et la statue put enfin être inaugurée le 28 octobre 1886 en présence du président américain Cleveland et par Bartholdi qui grimpa au sommet de la torche Deux lettres qui témoignent des difficultés financières rencontrées par Bartholdi - L.a.s. « Bartholdi » Paris 23 août 1878, 2 pp. ½ in-8, à son chiffre. Epuisé et découragé Bartholdi sollicite l’appui de l’historien Henri MARTIN pour sensibiliser les responsables politique, afin d’obtenir les financements nécessaires à faire aboutir le projet qui lui a été confié : « … Si vous pouviez écrire un mot chaleureux à Mr Girard ; le sous-secrétaire d’Etat, il paraît que cela aurait une importance considérable … Vous êtes, cher Monsieur, la seule personne à qui j’ose parler de cela, car malgré les avis de Mr LABOULAYE et ceux de ma mère, il m’a été impossible de faire aucune démarche … ». - L.a.s. « Bartholdi » Paris 19 juillet 1883, 2 pp. ½ in-8, à son chiffre. Aimable lettre pour décliner une invitation d’Henri MARTIN à l’accompagner dans un voyage hors de Paris, où sa présence est indispensable : « … Il y a trop de choses qui nécessitent ma présence ici et je me vois dans l’impossibilité de quitter ! J’aurais été très heureux de pouvoir faire route avec vous … », et Il est ensuite question dans la lettre de la venue à Paris de membres d’une société de voyageurs hongrois, auxquels il pourrait faire visiter la Statue, qui se trouvait toujours érigée rue de Chazelles … : « … Je vous envoie ci-joint une carte d’invitation que vous pourriez leur adresser, au besoin j’irais les recevoir … »
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