Jean Hugo pour Emilio Terry

Une composition surréaliste du peintre nous entraînait dans un étrange monde aquatique, alors que les designers du XXe siècle faisaient triompher des volumes épurés.
Jean Hugo (1894-1984), Métamorphose Composition surréaliste, 1929-1931, toile annotée au dos, 79 x 165 cm. Adjugé : 23 750 €
Entre 1929 et 1931, le très en vogue décorateur Emilio Terry a commandé à Jean Hugo une toile à l’ambiance sous-marine, peuplée de bien étonnantes créatures à corps de poisson et visage humain. Cette composition, véritablement surréaliste, s’intitule Métamorphose (79 x 165 cm) et a été achetée par le musée Fabre de Montpellier pour 23 750 €. Annotée au dos « toile de Jean Hugo », l’œuvre a été commandée à l’artiste par le décorateur pour servir de carton à la tapisserie d’une banquette dont il avait conçu la structure. Ce siège ainsi que les deux chaises qui l’accompagnent sont aujourd’hui conservés au musée Maurice-Denis, à Saint-Germain-en-Laye. Précisons que cette pièce relève, par succession, de l’entourage d’Emilio Terry, et que d’autres œuvres provenant de ce même fonds seront proposées lors d’une vente prévue le 21 décembre… Emblématique du style organique des années d’après-guerre, une applique en métal laqué et laiton (83 x 38 x 140 cm) de Pierre Guariche lui succédait avec 7 000 €. Il s’agit du modèle « G25 » dit aussi « Cerf-Volant », créé en 1951 et édité par Pierre Disderot. De Pierre Jeanneret, on avait aussi pour 6 720 €, un rare fauteuil à structure en chêne massif, assise et dossier en tissage de paille, d’un modèle créé en 1943 (81 x 61,5 x 64 cm). Cet exemplaire-ci date de 1945-1950.