Mathieu Matégot comme vous ne l’avez jamais vu


Un îlot formant meuble de salon, bibliothèque et partie cosy (annoncé à 10 000/15 000 €) et un bureau à caisson (représenté ci-contre) témoigneront d’une partie importante de l’activité du designer Mathieu Matégot depuis l’après-guerre. Son atelier parisien, situé près des Buttes-Chaumont, occupait jusqu’au milieu des années 1960 une vingtaine d’ouvriers travaillant sur ses célèbres petits meubles en Rigitulle – tôle perforée qu’il a brevetée en 1952 –, mais aussi sur de nombreux aménagements privés et publics. Ainsi, en 1956, le docteur Claoué s’adresse à lui pour décorer sa clinique du 16e arrondissement avec des meubles en tôle laquée ou perforée.

Cinq ans plus tard, il l’engage à nouveau pour l’agencement de l’étage mansardé de son duplex situé au-dessus de la clinique. Pour cette commande, Matégot réalise des pièces uniques, provenant aujourd’hui de la succession du médecin, aux structures libres et parfaitement adaptées à leur fonction et à l’espace. Comme ce bureau au plateau asymétrique, associant merisier et laiton : un mélange entre le bois et ce métal doré et facile à travailler que Matégot commence à utiliser à cette époque.

On le retrouve dans l’îlot présentant une poutrelle verticale, des pieds coniques en laiton, des étagères en laiton et verre et deux caissons en placage de merisier. Le créateur avait accompagné ces meubles d’un sol en mosaïque de marbre, d’une photo de la Lune au plafond et d’une tapisserie au mur.