Les enchères conquises par l'univers enchanté de Hubert Le Gall
Cet ensemble mobilier hors du commun, puisqu’il associe intimement un tapis et une table en bronze patiné, n’est pas passé inaperçu à Châtellerault, où il a su conquérir un admirateur prêt à débourser 30 000 €... On doit Ombre chinée à la fantaisie du designer Hubert Le Gall, qui l’imagina en 2000 (voir Gazette n° 5), à partir de fleurs warholiennes, formant des plateaux dont les ombres portées s’étirent sur le support de laine.
Des grands classiques de la modernité étaient également à portée lors de cette session spécialisée, à commencer par une iconique chaise du modèle Métropole n° 305 dite « standard », signée Jean Prouvé, et partie à 10 400 €. Formée d’une structure en tôle d’acier laquée noire, d’une assise et d’un dossier en bois contreplaqué de chêne, thermoformé, elle est sortie de l’atelier de l’architecte vers 1952 (81 x 42 x 44 cm). Plus sixties, une banquette, une paire de fauteuils et un ottoman d’Olivier Mourgue, du modèle Djinn créé en 1965, trouvaient amateur à 7 200 €. Doté de structures de forme mouvementée en tiges d’acier, cet ensemble relève d’une édition Airborne ancienne. Du côté de la céramique avant-gardiste, se détachait un lot de cinq vases signés « Ruelland » sous la base, qui récoltait pas moins de 8 200 €. Arborant une belle couverte nuancée dans les tons grèges pour trois d’entre eux, et aubergine pour les deux autres, ces artefacts ont été créés autour de 1960.
Publié le 27 février 2025, par Philippe Dufour, Gazette Drouot.